Fonctionnement, intérêts et avantages du monte escalier

Pourquoi faire le choix d’un monte escalier ?

L’installation d’un monte-escalier s’inscrit dans la dynamique d’ensemble des politiques actuelles sur le maintien à domicile ; cette solution présente en effet plusieurs avantages.

Sur le plan psychologique, l’installation d’un monte escalier est moins déstructurante qu’un réaménagement complet du lieu de vie ou, à fortiori, qu’un déménagement. Par manque d’information, certains effectuent des choix bien plus impliquants : réaménagement complet de l’habitation pour déplacer les pièces fonctionnelles (salle de bain, chambres) vers le bas de la maison afin de vivre au rez de chaussée, vente de leur maison et rachat d’un logement de plain pied, parfois même, départ en maison de retraite (alors que 80 % des personnes interrogées souhaitent rester au domicile).

Au contraire, la gestion d’un projet de monte escalier demande bien moins de temps et de préoccupation : la configuration de l’habitation reste inchangée, l’appareil est posé en quelques heures grâce à un simple système de fixation.

Sur le plan financier, deux éléments sont à retenir. D’une part, l’ordre de prix d’une pose de monte escalier, installation comprise, se situe entre 3000 et 12 000 euros, à comparer par exemple à des travaux plus ambitieux dont les devis se chiffrent souvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros. D’autre part, contrairement à une maison de retraite, aucune dépense récurrente n’est générée

puisque l’autonomie est retrouvée.

Quels sont les personnes pour qui le monte escalier présente un intérêt ?

L’usage d’un monte escalier dépend bien sur de la situation de chacun ; il existe trois catégories d’utilisateurs :

L a première catégorie est constituée des personnes qui ne sont pas dépendantes mais éprouvent de plus en plus de difficutés à gravir les marches. Pour ces utilisateurs, l’intérêt du monte escalier est, outre le fait de retrouver un confort au quotidien (éviter, par exemple, de limiter les allers et retours à l’étage dans la journée), de prévenir les chutes, première cause d’hospitalisation aprés 60 ans.

La deuxième catégorie concerne les situations de dépendance qui résultent, soit d’un accident comme une fracture du col du fémur, soit de pathologies ostéo-articulaires qui, chaque jour, rendent les déplacements plus difficiles jusqu’au jour où l’escalier devient infranchissable. La question du maintien à domicile se pose alors ; le monte escalier est dans ce cas l’une des alternatives possibles.

La  troisième catégorie est celle à qui l’on pense souvent en dernier : les aidants familiaux ou professionnels. L’aide à la mobilité, en particulier la mobilité dans l’escalier, est l’une des fonctions les plus difficiles à remplir pour un aidant. Le monte escalier contribue alors à préserver le binôme aidant / patient, en évitant les fatigues et les préoccupations inutiles pour chacun.
Comment fonctionne un monte escalier ?

Un monte escalier est constitué de trois ensembles principaux : un bloc moteur électrique, un ou plusieurs rails, un fauteuil. Les rails dont fixés directement sur les marches grâce à un système de fixation (la structure de la cage d’escalier n’est donc pas modifiée), le moteur est alimenté par des batteries elles-mêmes alimentées par le secteur. Le succés du monte escalier est ainsi dû à la simplicité de son principe, donc de son utilisation : l’utilisateur s’installe sur le fauteuil en haut ou en bas des marches, actionne une commande, et rejoint ainsi l’autre extrémité de l’escalier.

Attention : ceci est le schéma d’ensemble d’un monte escalier. La mise en oeuvre concrète d’un projet de monte escalier nécessite parfois, mais pas toujours, d’intégrer d’autres paramètres. Les rubriques de ce guide ont été conçues dans cet objectif : déterminer les paramètres à prendre en compte et les critères de choix entre différents modèles.

Aménagement et installation d’un monte escalier

L’installation d’un monte escalier electrique est assez simple, les monte escaliers modernes se fixent tous simplement, en quelques heures, par un système de pieds vissés sur les marches, l’ensemble pouvant être démonté facilement.
Les différences entre les monte escaliers sont la hauteur des pieds -aspect à considérer pour les utilisateurs sujets à des troubles du vertige- et l’espacement entre les pieds, donc le nombre de fixations nécessaires, qui peut être considéré comme un critère de choix si on souhaite minimiser l’impact du monte escalier sur l’escalier.

Un monte escalier electrique est très rapide à installer, selon les types de monte escaliers et d’escaliers dans lesquels il faudra l’installer, le prix d’un monte escalier différera.

Toutes les solutions pour bien choisir votre monte escalier !

Comment choisit-on un monte escalier ?

Le monte escalier doit être configuré en fonction   à la fois des contraintes fonctionnelles de l’utilisateur et des contraintes techniques de l’habitation. Deux études doivent donc être réalisées : un bilan ergonomique de l’utilisateur et une étude technique de l’environnement de l’escalier.

Les principales contraintes fonctionnelles sont l’usage des membres supérieurs et inférieurs, la capacité à la posture assise, le poids, le sens de l’équilibre et la capacité physique de l’aidant.

Les principales contraintes techniques sont la largeur de l’escalier, l’espace disponible en bas et en haut, la hauteur du plafond de la cage d’escalier.

Les élément de choix se situent en haut et en bas des marches. C’est là en effet que se positionnent les éléments structurels les plus techniques du monte escalier.

Quand faut-il opter pour un parking bas ?

Un monte escalier ne peut pas être stationné sur la marche du bas, car sinon, la personne ne pourrait pas monter dessus. Pour cette raison, le départ bas des monte escaliers est toujours positionné sur le sol. Quand il n’est pas en cours d’utilisation, il prend donc de la place et dans certains cas, en bas de l’escalier, l’encombrement du siège ne permet plus de circuler normalement.

Quand l’escalier arrive sur un couloir étroit ou débouche sur une porte et / ou quand la cage d’escalier est étroite et que le  siège empêche d’utiliser normalement l’escalier pour d’autres personnes, un aidant notamment, le parking du monte escalier est alors la solution : cette option consiste à rajouter une portion de rail qui, en tournant de 90 ou de 180 °, libère le bas de l’escalier.

Ce parking bas n’est pas une option de confort du monte escalier mais la solution à une contrainte technique fréquemment rencontrée. Sans parking, le client ne peut plus circuler en bas de son escalier, ce qui serait pénible et très souvent difficile.

Quels sont les avantages du parking bas ?

Avantage 1 : permettre la circulation normale dans un couloir, ouvrir une porte normalement, etc.

Avantage 2 : pouvoir utiliser l’escalier sans le monte escalier : pour d’autres membres de la famille, pour des secours éventuels, pour monter et descendre des objets volumineux.

Avantage 3 : concilier l’utilisation du monte escalier avec les autres aides à la mobilité (déambulateur,

béquilles, fauteuils roulants). La personne effectue le transfert facilement dans une zone dégagée, en positionnant son aide à coté du monte escalier, et peut en outre déposer son équipement pour le retrouver au retour

Dans quel cas installer un rail relevable plutôt qu’un parking bas ?

Quand le bas doit être dégagé et que le monte escalier est droit, sans virage, la solution la plus économique est un rail relevable (disponible chez certains fabricants uniquement), car il évite la fabrication sur mesure exigée par un parking. Lorsque l’escalier comporte un ou plusieurs virages, et qu’un obstacle ne permet pas d’installer un parking, le monte escalier à rail relevable est encore la meilleure solution.

Quand faut-il opter pour un parking en haut de l’escalier ?

Le problème n’est pas le même que pour le bas  de l’escalier : le fauteuil n’est pas positionné sur le sol mais sur la dernière marche, afin que la personne puisse s’asseoir à niveau, sans effort. Au contraire, en bas, le fauteuil est sur le sol.

Conséquence : les questions liées à l’encombrement ne se posent pas pour l’espace du haut mais uniquement pour la cage d’escalier, car le fauteuil du monte escalier stationne dans la cage.

Le parking haut est alors la solution : cette option consiste à rajouter une portion de rail au monte escalier qui, en tournant de 90 ou de 180 °, libère la cage d’escalier. Le parking haut est indispensable quand l’utilisateur présente certaines pathologies (avantages 1 et 2), ou quand la cage est trop étroite car l’espace est alors occupé par le fauteuil (avantage 3).

Quels sont les avantages du parking haut ?

Avantage 1 : pour les personnes utilisant une  aide à la mobilité (canne, cannes anglaises, déambulateur, fauteuil roulant), le parking haut du monte escalier permet d’effectuer le transfert sans être face au vide, donc sans risque de chute.

Avantage 2 : pour les personnes présentant des troubles de l’équilibre, de la coordination et de la mobilité (Parkinson, accidents cardiovasculaires et cérébraux, arthrose), le parking permet le transfert loin du vide de la cage d’escalier.

Avantage 3 : pouvoir utiliser l’escalier sans le monte escalier : pour des aidants, pour d’autres membres de la famille, pour des secours éventuels, pour monter et descendre des objets volumineux.

Si les informations précédentes ne sont pas suffisantes, vous pouvez vous rendre dans la rubrique forum monte escalier, afin de découvrir toutes les questions que les internautes se posent sur ce sujet et les réponses qui y sont associées.

Prix

Le prix d’un monte escalier varie en fonction :

  • du type et du système choisis : droit, tournant, monorail, birail, avec ou sans parking, avec ou sans pivotement automatique
  • des options : siège, revêtement, siège perche, rail coulissant
  • de la gamme : entrée de gamme, milieu de gamme, haut de gamme.
  • des travaux nécessaires : aménagements spécifiques notamment
  • de la configuration de la cage d’escalier: nombre d’étages, hauteur, présence d’obstacles

Voici quelques prix indicatifs d’un monte escalier :

  • monte escalier classique : entre 3000 et 6000 €
  • monte escalier tournant : entre 8000 et 10 000 €
  • plateforme : entre 4000 et 12000 €
  • mini ascenseur : entre 10000 et 15000 €

En effet, suivant le type de monte escalier et les options choisies le prix varie, cependant il est possible que vous bénéficiez d’aides ou réduction (cf. la rubrique « financement d’un monte escalier » ci-dessous).

Maintenance, entretien et réparation du monte escalier

Les questions de maintenance et d’entretien ne se posent pas dans les mêmes termes selon les configurations choisies. Par exemple, un monte escaclier courbe comprenant un ou deux parkings demandera un entretien plus régulier qu’un simple monte escalier droit de quelques mètres.

La garantie européenne sur les monte escaliers est de 2 ans, cette garantie couvre les pièces défectueuses mais pas les problèmes liés à un défaut d’utilisation, comme un choc sur le monte escalier lors d’un déménagement ou encore l’absence de mise en charge des batteries.

Afin d’améliorer ces conditions légales, les fabricants et distributeurs de monte escalier proposent des contrats d’entretien qui vont de un à cinq ans. Les garanties contactuelles sont définies dans ce cas  par les conditions générales. Il est important de se poser les questions suivantes :

  • Le contrat d’entretien du monte escalier propose-t-il gratuitement une visite annuelle d’entretien ou cette visite est-elle payante ?
  • les déplacements et le prix de la main d’oeuvre sont-ils pris en charge ?
  • les incidents liés à une mauvaise utilisation du monte escalier par le consommateur sont-ils couverts ?
  • quel est le délai d’intervention ?
  • le problème spécifique des décharges de batteries du monte escalier est-il couvert ?

Les différents modèles de monte escaliers

Les constructeurs ont dû, comme pour les voitures par exemple, faire des compromis entre différentes solutions, aucune ne concernant toutes les situations rencontrées.

Quelles sont les différences majeures ?

La première distinction majeure est celle qui existe entre les monte escaliers droits et les monte escaliers courbes. Ce n’est pas un critère de choix, car la configuration de l’habitation impose un type ou un autre. Seules les cages d’escalier parfaitement droites, c’est à dire lorsque la première et la dernière marche sont dans le même alignement, peuvent être équipées d’un monte escalier droit. Au contraire, dés que la cage d’escalier comporte au moins un virage, il faut un monte escalier courbe.

Cette différence monte escalier droit / monte escalier courbe se traduit dans la forme du rail, pièce de métal rectiligne dans un cas, incurvée dans l’autre. Ce dernier aspect est fondamental :  un monte-escalier droit est un produit standard, que l’on achète à la bonne dimension, et qui existe en quantités importantes chez les fournisseurs. L’appareil courbe est fabriqué sur mesure, car aucune cage d’escalier n’est identique à une autre. Le professionnel réalisera donc un travail important de prise de cote, dessinera l’escalier, et le fera fabriquer spécifiquement.

La nécessité d’installer un monte escalier courbe plutôt qu’un droit a deux conséquences dans l’évaluation  du projet : le coût et le délai. Le monte escalier courbe est à la fois plus cher et plus long à installer du fait de la fabrication sur mesure. Un monte escalier droit s’installe en 3 ou 4 semaines, un monte escalier courbe entre 6 et 8 semaines, et un monte escalier courbe coûte entre deux et trois fois plus cher.

La deuxième distinction majeure se situe entre les modèles de monte escalier Monorail et birail. Chaque constructeur a effectué des choix historiques qui lui sont propres ; la solidité et la stabilité de chaque type de monte escalier sont identiques. Dans nombre de situations, la décision entre ces deux types n’aura aucune conséquence sur le fonctionnement, seul l’aspect esthétique importera. Les monte escaliers monorail sont plus compacts, avec un rail de section plus large et des courbes plus accentuées. Les monte escaliers birails ont deux rails bien plus fins, superposés l’un au dessus de l’autre, avec des courbes qui épousent plus étroitement les contours de la cage d’escalier. Les avis, en général, se partagent à part égales entre ces deux types.

Dans certaines configurations, le choix d’un monte escalier monorail / birail a des impacts fonctionnels et pas seulement esthétiques. En effet, plus le diamètre du rail est petit, plus on peut avoir des courbes serrées qui «collent» mieux à la cage d’escalier. La section du birail étant de 35 mm contre 80 mm pour le monorail, la distance entre le mur et le rail est d’environ 12 cm pour un monte escalier birail et de 16 à 18 cm pour un monte escalier monorail.

Par conséquent, le birail laisse  plus de place pour le passage -parfois même c’est la seule solution pour utiliser l’escalier de façon normale, simultanément avec le monte escalier. L’avantage est donc fréquemment au monte escalier birail quand on évalue l’encombrement de la cage d’escalier. La situation est inverse en bas des marches  : le monte escalier monorail,  prend moins de place puisqu’un seul rail vient toucher le sol alors que les deux rails du monte escalier birail se posent l’un derrière l’autre. L’écart entre la dernière marche et l’extrémité du rail sera de 10 cm dans un cas, de 46 dans l’autre ; dans ce cas l’avantage est au monorail.

Quelque soit le type de monte escalier choisi, une maintenance et entretien régulier doit être réalisé. Suivant le modèle l’entretien du monte escalier doit être fait de manières plus régulières.